C’était la première œuvre réalisée dans le cadre du festival des expériences urbaines XU lancé en 2015 à Roubaix. Le graffiti de JonOne, figure majeure de l’art urbain, a disparu du volet des Ateliers Jouret. Il doit être accroché ailleurs. Reste à savoir où.

En octobre 2015, la ville lançait le festival des expériences urbaines (XU). Invité d’honneur de cette première édition, l’artiste new-yorkais JonOne, figure majeure du graffiti et proche du plasticien roubaisien Mikostic, réalisait une œuvre sur le rideau de fer des anciens Établissements Jouret, rue de l’Hospice. Une signature de prestige pour ce nouveau rendez-vous des cultures urbaines.

Invité de prestige de la première édition de XU, JonOne est un ami de l’artiste roubaisien Mikostic avec lequel il travaille depuis dix ans.

Le graffiti a disparu avec le volet sur lequel il a été peint pendant l’été. Pas de panique puisque c’était prévu. Depuis un an, l’ancienne friche n’en est plus une et accueille une trentaine d’ateliers d’artistes. Lever le rideau de fer était devenu nécessaire. Il a donc été décidé de démonter l’œuvre de JonOne pour la remettre ailleurs dans Roubaix. Il a longtemps été question de la fixer près du conservatoire sur un mur perpendiculaire à celui où a été réalisée la peinture en hommage au compositeur roubaisien Georges Delerue, visible de la rue de Lille.

Dans cette configuration, le graffiti de JonOne le serait, lui, en descendant la rue Charles-Quint, depuis le boulevard De Gaulle. Cette perspective que nous évoquions dans un dossier sur le Street Art n’enchantait pas vraiment l’association le Non Lieu, qui a invité Joao Samina, l’auteur portugais de la fresque du conservatoire, doutant de la cohérence artistique de ce choix.

La fresque en hommage à Georges Delerue a été réalisée à l’invitation de l’association Non Lieu qui ne voit pas d’un bon œil l’accrochage de l’œuvre de JonOne à proximité.


Cette fixation prévue depuis longtemps est-elle toujours d’actualité ? Difficile d’y voir tout à fait clair. L’œuvre démontée est aujourd’hui dans les réserves de la Manufacture, «  en attendant de lui trouver une place définitive  », précise le directeur du musée de la création textile, Loïc Trinel. «  On n’a pas pris de décision. On cherche l’emplacement adéquat  », confirme l’adjoint à la culture, Frédéric Minard, sans dévoiler les pistes envisagées, ni exclure un accrochage près du conservatoire, comme prévu à l’origine. En attendant donc, l’emblématique graffiti roubaisien de JonOne est rangé aux vestiaires.

 

Source  : lavoixdunord.fr

 

.